« Il faut une âme à l’Europe »
(Robert Schuman - 1963)

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Nos Projets

Séminaire : quelle Europe voulons_nous ?

L’Académie européenne a organisé à l’automne 2006 à Strasbourg un séminaire sur le thème « Quelle Europe voulons-nous ? » en partenariat avec le Forum Carolus, l’agence de presse russe Ria-Novosti et l’association Rhin-Volga.

Ce thème fut abordé en présence de représentants des gouvernements français, allemand, polonais, russe notamment ainsi que de chercheurs.
La question de l’indépendance de l’Europe fut au cœur des débats et examinée du point de vue institutionnelle, politique, économique et militaire.  Ce séminaire est une des actions les plus marquantes de l'effort de l'Académie européenne pour promouvoir le projet d'une Europe indépendante. Voir le programme dans la liste des séminaires.

Un Livret d’Epargne européen

L’Europe est en phase de sous-croissance par rapport aux Etats-Unis et même de récession pour certains de ses membres alors qu’elle se trouve sans possibilités de relance traditionnelle, budgétaire ou monétaire. Si le budget fédéral des Etats-Unis est de l’ordre de 25% du PIB, celui de l’Union européenne est de l’ordre de 1% et ne permet pas le développement de politiques stratégiques pour l’avenir. Il faut donc trouver des moyens extra budgétaires, c'est-à-dire un financement privé au service d’une stratégie concertée de relance économique.

Le programme de relance européenne porterait par exemple sur :

  • le financement du réseau transeuropéen de transport du rapport du groupe Van Miert.
  • le financement de la recherche et de l’innovation technologique, y compris des programmes concernant la sécurité et la défense (Spatial, technologies aérospatiales, micro satellites)
  • le financement de programmes appuyés sur la coopération décentralisée, notamment avec la Russie dans le domaine de l’amélioration de l’efficacité énergétique dans ce pays qui occupe une place importante dans l’approvisionnement en gaz de l’Europe

La collecte de l’épargne populaire des pays adhérents au projet se ferait par un livret d’épargne européen mis en œuvre d’une manière concertée dans le cadre actuel des législations nationales avec au moins quatre pays (France, Espagne, Italie, Allemagne) avec un objectif de collecte de 1% du PIB.

Les canaux de collecte seraient les postes, les caisses d’Epargne ou toute banque de ces pays. Les sommes recueillies seraient confiées à une Caisse de dépôt européenne ou à la BEI .

Plus de détails sur le Livret européen

Efficacité et sécurité énergétique

Dans la suite logique du séminaire de Moscou en 2004, l’Académie Européenne poursuit son action pour la mise en place d’un fonds d’investissement destiné à l’amélioration de la production, du transport et de la distribution de l’énergie en Russie.
Ayant participé activement aux travaux préparatoires du G8 sous présidence russe, l’Académie européenne continuera de mettre son expertise au service d’une politique de sécurité énergétique qui concerne également les pays de l’Union Européenne, importateurs et consommateurs de l’énergie russe.

 

L’Institut franco-allemand de Recherche de Saint-Louis ou ISL

Un constat :

L’Europe consacre à la Recherche de Défense et de Sécurité quatre fois moins de crédits que les Etats-Unis. Aux Etats-Unis plus des 2/3 des Nouvelles Technologies Industrielles sont issues de manière directe ou indirecte de cette recherche militaire ce qui démontre qu’on peut difficilement extraire dans la RDI (Recherche-Développement-Innovation) le militaire du civil. La recherche militaire est le plus souvent à l’avant-garde de la recherche civile et des technologies du futur- Dassault Système, EADS, Thales etc...

Partir du militaire européen pour fonder une Agence européenne de la Recherche et de l’Innovation est, dès lors, un atout pour, l’indépendance technologique, les nouvelles technologies et les emplois de demain.

Il existe une très forte demande de soutien non satisfaite pour la RDI des industriels du complexe militaro-industriel mais aussi des entreprises qui portent l’innovation en Europe.

Les moyens actuels ne permettent pas de faire face à l’ensemble des propositions des industriels et d’assurer un suivi plus complet des PME les plus performantes. Les impératifs Sécurité-Défense font que les industries innovantes préfèrent confier leurs projets à un organisme ayant le protocole défense Il faut un instrument européen pour l’innovation stratégique dans la situation de guerre économique où la domination se fait par la dépendance technologique.

Un objectif :

Se doter avec L’ISL d’un instrument stratégique regroupant les autres pays qui veulent aller de l’avant dans les technologies européennes de Sécurité et de Défense et promouvoir les nouvelles industries liées ces nouvelles technologies (Italie, Pays-Bas, Suisse).

Des atouts :

Avec l’ISL, il n’est pas nécessaire de créer une nouvelle structure, mais seulement d’élargir ses compétences aux nouveaux enjeux stratégiques européens liés à l’innovation. L’ISL a vocation à devenir également le Centre de Recherche de l’Agence Européenne de la Défense et à répondre aux demandes des entreprises européennes les plus performantes.

l’ISL est le premier pôle franco-allemand et européen de recherche appliquée (compétences sur le laser, l’optronique et imagerie active, nanotechnologies, spatial).

L’ISL est au centre de l’espace rhénan qui regroupe les compétences les plus fortes pour lesquelles l’Agence française d’innovation souhaite travailler. Elle peut travailler en complémentarité avec les allemands, les Suisses, les Italiens, les hollandais.

L’agglomération tri- nationale de Bâle- Saint-Louis, c’est déjà :

  • la première concentration mondiale pour la chimie et les biotechnologies ;
  • les principales compétences de la France, de l’Allemagne et de la Suisse pour l’optique et la photonique ainsi que pour les nanotechnologies.
  • le siège de la Fondation trinationale (BASE) pour les énergies durables, leader européen pour les énergies nouvelles.

L’ISL a l’habitude de travailler sur plusieurs pays en équipes pluridisciplinaires et sa recherche est déjà appliquée à l’innovation industrielle.

Une méthode :

Partir des compétences des industriels et construire autour des programmes européens ;

S’appuyer sur les programme prospectifs des Délégations générales à l’Armement pour faire des propositions à vocation européenne ;

Utiliser des moyens de l’Agence d’innovation ainsi que ceux que ceux de l’Agence nationale de Recherche pour contractualiser un partenariat européen et devenir ainsi le pôle européen ces Agences ;

Positionner également l’ISL comme l’Agence européenne de Recherche de l’Agence européenne de la Défense mais en lui donnant d’emblée une ambition duale, autrement dit s’intéresser aux technologies dont l’utilisation a des effets sur la croissance et l’emploi civil (technologies de sécurité et d’information, air et espace, intelligence artificielle, biotechnologies et nanotechnologies etc..).